jeudi 13 mai 2021
à
20h00

Quatuor Zehetmair

Concert à huis clos

Thomas Zehetmair violon
Jakub Jakowicz violon
Ruth Killius alto
Christian Elliott violoncelle

Johannes Brahms
Quatuor à cordes n° 1 en do mineur
Nadir Vassena
Trenodia magica pour alto solo (2020), création mondiale
Anton Webern
Six bagatelles pour quatuor à cordes op. 9
Johannes Brahms
Quatuor à cordes n° 2 en la mineur

mercredi 19 mai 2021
à
20h00

Orchestre de la Suisse Romande

Concert en direct sur radio Espace 2 dans
le cadre de l’émission « Plein Jeu ».

Changement de programme
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Christoph Eschenbach, direction

RICHARD STRAUSS
Métamorphoses, étude pour 23 cordes solistes

PIOTR ILYITCH TCHAIKOVSKI
Sérénade pour cordes en ut majeur op. 48

Concert en direct sur radio Espace 2
dans le cadre de l’émission « Plein Jeu ».

jeudi 20 mai 2021
à
20h00

Annulé | Orchestre de la Suisse Romande

Christoph Eschenbach, direction
Chen Reiss, soprano
Mihoko Fujimura, mezzo-soprano
Zürcher Sing-Akademie, choeur

GUSTAV MAHLER
Symphonie N° 2 en ut mineur, dite 'Résurrection'

mercredi 26 mai 2021
à
20h00

Chenu et les sirènes*

Ce concert est reporté au 24.09.2021

Chanson

Pascal Chenu
Nadège Allaki
Sandrine Gampert
Isabel Maret
Sophie Solo

Collaboration artistique
Annik Von Kaenel

Après un magnifique récital au Victoria Hall en 2016, Chenu revient nous émouvoir dans la salle mythique!

En première partie le pianiste-chanteur revisite ses propres chansons composées ces trente dernières années.

En seconde partie il invite Nadège Allaki, Sandrine Gampert, Isabel Maret et Sophie Solo, quatre femmes avec qui il partagea la scène autrefois. Retrouvailles avec celles qu’il considère comme ses sirènes. Quatre voix qui le charment, l’ensorcellent! Il les suivra sur les textes de Juliette, Anne Sylvestre, Colette Renard, Boris Vian, Boby Lapointe, Romain Didier, etc.

  • Les billets restent valables pour la nouvelle date. Espace Ville de Genève, Grütli, Genève Tourisme, Cité Seniors, Centrale T 0800 418 418 (Suisse), T +41 22 418 36 18 (Etranger)
  • Concertus Saisonnus
mercredi 9 juin 2021
à
20h00

Orchestre de la Suisse Romande

Concert en streaming

Changement de programme
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Myung-Whun Chung direction et piano
Bogdan Zvoristeanu violon
Léonard Frey-Maibach violoncelle

LUDWIG VAN BEETHOVEN
Triple Concerto pour violon, violoncelle et piano en ut majeur op. 56
Symphonie N° 3 en mi bémol majeur op. 55, dite "Héroïque'"

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
jeudi 10 juin 2021
à
20h00

Annulé | Orchestre de la Suisse Romande

Myung-Whun Chung, direction
Zarina Abaeva, soprano
Ekaterina Semenchuk, mezzo-soprano
René Barbera, ténor
Dmitry Belosselskiy, basse
Coro dell'Accademia di Santa Cecilia, choeur

Giuseppe Verdi
Messa da Requiem

dimanche 27 juin 2021
à
17h00

Orchestre des Nations

Ce concert est reporté au 27.11.2021

Antoine Marguier direction
Roberto Benzi direction et invité d’honneur

Ludwig van Beethoven
Symphonie n° 6, dite «Pastorale»

D’autres informations seront communiquées ultérieurement.

  • Espace Ville de Genève, Grütli, Genève Tourisme, Cité Seniors, Centrale Billetterie T 0800 418 418 (Suisse), T +41 22 418 36 18 (Etranger)
  • Orchestre des Nations
jeudi 1 juillet 2021
à
20h00

Philippe Jaroussky et Emőke Baráth
Ensemble Artaserse

Nouvelle date

Du fait des mesures décidées par le Conseil fédéral pour endiguer la seconde vague de la Covid-19, le concert de Philippe Jaroussky, initialement prévu le 12 novembre 2020, est reporté au jeudi 1er juillet 2021. La soprano Emőke Baráth se joindra au contre-ténor et à l’ensemble Artaserse pour interpréter le programme «La storia di Orfeo» qu’ils ont enregistré en 2017.

Philippe Jaroussky contre-ténor
Emőke Baráth soprano

Antonio Sartorio
L’Orfeo, Sinfonia, «Cara e amabile catena»
Claudio Monteverdi
L’Orfeo, «Rosa del Ciel… Io non diro»
Biagio Marini
Sonate per ogni sorte di stromento musicale op. 22, «Passacaille»
Luigi Rossi
L’Orfeo, Sinfonia, «Mio ben, teco il tormento», «Che dolcezza»
Claudio Monteverdi
L’Orfeo, «Vi ricorda o boschi ombrose»
Luigi Rossi
L’Orfeo, «M’ami tu?», «Al imperio d’amore»
Antonio Sartorio
L’Orfeo, «Ahimè, Numi, son morta»
Luigi Rossi
L’Orfeo, «Lagrime, dove sete?»
Antonio Sartorio
L’Orfeo, «È morta Euridice»
L’Orfeo, Sinfonia, «Orfeo tu dormi?»
Claudio Monteverdi
L’Orfeo, Sinfonia, «Possente spirto»
Antonio Sartorio
L’Orfeo, «Numi, che veggio», «Chiuso, ahimè, di Cocito… Rendetemi Euridice»
Luigi Rossi
L’Orfeo, «Lasciate Averno»

Avec la publication il y a trois ans de l’album La storia di Orfeo, Philippe Jaroussky réalisait un rêve de longue date, celui de raconter le mythe d’Orphée à travers la musique de trois versions de musiciens baroques ayant composé sur ce thème: Claudio Monteverdi en 1607, Luigi Rossi en 1647 et Antonio Sartorio en 1672. Ce parcours inédit en terres orphiques, dans lequel Philippe Jaroussky incarne Orfeo, face à Emőke Baráth en Eurydice, et la complicité des musiciens de l’Ensemble Artaserse, prend la forme à la fois d’une cantate à deux voix et d’un opéra miniature. «Chaque opéra développe une partie de l’histoire: Sartorio et Rossi évoquent le bonheur des jeunes amoureux et la scène de la morsure du serpent; Monteverdi se concentre sur la quête d’Eurydice aux enfers, avec pour point culminant un air unique dans l’histoire de l’opéra, le magique «Possente spirto» précise le contre-ténor. Après l’album chez Erato salué unanimement par la presse, les voici réunis sur scène pour donner chair et souffle au mythe.

  • Espace Ville de Genève, Grütli, Genève Tourisme, Cité Seniors, Centrale Billetterie T 0800 418 418 (Suisse), T +41 22 418 36 18 (Etranger), Fnac et Ticketcorner
  • Céleste Productions
jeudi 23 septembre 2021
à
19h30

Orchestre de la Suisse Romande

Stefan Blunier direction
David Fray piano

Arthur Honegger
Pacific 231, mouvement symphonique n° 1 pour grand orchestre
Francis Poulenc
Concerto pour piano et orchestre
Nikolaï Rimski-Korsakov
Shéhérazade, suite symphonique, op. 35

«Bonne chère et rasade», disaient les Genevois en 1918 lors de la création de l’OSR. Un bon mot qu’aurait sans doute apprécié Armin Jordan (directeur musical de l’OSR en 1985-1997) jamais avare de plaisanteries. Schéhérazade, la suite pittoresque de Rimski-Korsakov, est une des œuvres fétiches de notre orchestre dès sa création. Au programme du tout premier concert de l’OSR, elle le fut aussi pour celui de ses 50 ans et fut gravée plusieurs fois sous les baguettes prestigieuses d’Ernest Ansermet et d’Armin Jordan à la mémoire duquel ce concert est dédié. Arthur Honegger, le plus français des compositeurs suisses, est lui aussi étroitement lié à l’OSR qui joua ses œuvres au fur et à mesure de leur achèvement. Pacific 231, dédié à Ernest Ansermet, est un hymne à la vitesse et à cette splendide locomotive qui s’élançait à toute vapeur sur le réseau français, c’est aussi une fantastique étude rythmique qui fascina Chostakovitch. Connu pour ses lumineuses interprétations de Bach et de Mozart, David Fray vient présenter le Concerto pour piano de Francis Poulenc, démoli par la plume redoutable du critique genevois Aloys Mooser lors de sa création française en 1950. Son néoclassicisme volontairement désuet et nostalgique est plus en phase avec notre époque et ne cesse pas de nous charmer.

samedi 25 septembre 2021
à
19h00

Cyrille Lehn

Cyrille Lehn piano

Ennio Morricone
Cinema Paradiso
Chi Mai (Le Professionnel)
Mission
Il était une fois dans l’Ouest
L’Homme à l’harmonica
Le Bon, la Brute et le Truand
Sacco et Vanzetti
Nicola Piovani
La vie est belle
Luis Bacalov
Il Postino
Nino Rota
Huit et demi
La Dolce Vita
Le Parrain

Vivez la dolce vita une note à la fois avec ce nouveau Candlelight spécial Ennio Morricone! En septembre prochain, l’immense compositeur italien est à redécouvrir dans l’ambiance tamisée du Victoria Hall. Fondée en 1894, la célèbre salle de concert genevoise est une référence pour les amateurs de concerts d’exception. Son acoustique irréprochable et sa décoration stuquée rouge profond en font l’endroit idéal pour un rendez-vous musical à la lueur des bougies. Pour cette édition, c'est le talentueux Cyrille Lehn qui viendra rendre hommage aux plus belles pages du cinéma italien!

samedi 25 septembre 2021
à
21h30
dimanche 26 septembre 2021
à
21h30

Cyrille Lehn

Cyrille Lehn piano

Daft Punk
Get Lucky
Harder, Better, Faster, Stronger
One More Time/Aerodynamic
Starboy
Around the World
Instant Crush
Giorgio by Moroder
The Game of Love
Veridis Quo
Touch

La fin d’une ère marque toujours le début d’une nouvelle. Après l’annonce déchirante de la séparation du groupe, Candlelight rend hommage à Daft Punk grâce à un soliste virtuose qui transposera les pièces au piano. Autant de symphonies musicales interprétées au Victoria Hall, éclairé par plusieurs milliers de bougies. Dans une ambiance tamisée, excellence musicale et patrimoine architectural s’enlacent pour une dernière danse. Pour l’occasion, le pianiste Cyrille Lehn a sélectionné dix morceaux incontournables du répertoire de Daft Punk. L’occasion rêvée de réinventer l’héritage du duo français et de saluer leur immense talent… One more time!

dimanche 26 septembre 2021
à
19h00

Cyrille Lehn

Cyrille Lehn piano

Aladdin – A whole new world (Ce rêve bleu)
Le Roi Lion – Can you feel the love tonight
Pinocchio – When you wish upon a star
Blanche-Neige et les sept nains – Heigh-Ho et Someday my prince will come (Un jour mon prince viendra)
Ratatouille – Main Theme
La Belle au Bois dormant – Once upon a dream (valse de Tchaïkovski)
Les Aristochats – Gammes et arpèges
Pocahontas – Colors of the wind
Cendrillon – So this is love (Cinderella Waltz)
La Belle et la Bête (Beauty and the beast)
Le Bossu de Notre-Dame – God help the outcasts
La Belle et le Clochard – Bella notte
Peter Pan – The second star to the right
La Petite Sirène – Under the sea
It’s a small world (La Maison des poupées)

Revivez les plus belles pages de votre enfance avec Candlelight! En septembre prochain, les dessins animés se vivent en version classique et tamisée au Victoria Hall. Fondée en 1894, la célèbre salle de concert genevoise est une référence pour les amateurs de concerts d’exception. Son acoustique irréprochable et sa décoration stuquée rouge profond en font l’endroit idéal pour un rendez-vous musical intimiste à la lueur des bougies. Pour cette édition, c’est le talentueux Cyrille Lehn qui viendra sublimer ces incontournables du septième art!

mercredi 29 septembre 2021
à
19h30

Orchestre de la Suisse Romande

Jonathan Nott direction
Frank Peter Zimmermann violon

Béla Bartók
Rhapsodie n° 1 pour violon et orchestre, Sz. 87
Bohuslav Martinů
Suite concertante pour violon et orchestre, H. 276 II
Antonín Dvořák
Symphonie n° 8 en sol majeur, op. 88

Notre artiste en résidence sort résolument des sentiers battus en choisissant deux œuvres virtuoses inspirées du riche folklore de l’Europe de l’Est.
La Rhapsodie n° 1 de Bartók est le fruit de ses inlassables récoltes de musique populaire dans les campagnes hongroises et roumaines avec son ami Zoltán Kodály. Bartók voulait à la fois sauver ce riche patrimoine paysan et le faire connaître du public des concerts symphoniques. L’emploi du cymbalum, instrument si inséparable de la musique tzigane, ajoute un élément d’authenticité à la couleur orchestrale.
La Suite concertante de Martinů écrite pendant l’exil américain du compositeur tchèque sonne comme un hommage brillant à sa lointaine patrie. Largement remaniée par son auteur et rarement jouée, elle est défendue depuis longtemps par Frank Peter Zimmermann.
La Symphonie n° 8 d’Antonín Dvořák regorge de mélodies généreuses dont la persistance dure bien après l’audition. Joyeuse et optimiste, cette symphonie heureuse laisse aussi libre cours à une liberté d’invention pleine d’imagination.

vendredi 8 octobre 2021
à
19h30

Orchestre de la Suisse Romande

Fabio Luisi direction
Lise de la Salle piano

Sergueï Rachmaninov
Concerto pour piano et orchestre n° 4 en sol mineur, op. 40
Piotr Ilitch Tchaïkovski
Symphonie n° 5 en mi mineur, op. 64

Ce programme russe réunit deux compositeurs exaltés et torturés par leurs démons intérieurs entre dépressions récurrentes pour Rachmaninov et mal de vivre constant pour Tchaïkovski.

Le Concerto n° 4 a été très mal reçu aux États-Unis où l’on attendait une continuation des précédents, au lieu de quoi Rachmaninov essaye au contraire de se renouveler avec une légèreté de touche et des thèmes tendres et fragiles témoignant de sa dernière manière.

Dans la Symphonie n° 5, Tchaïkovski met en scène l’épopée de sa propre vie menée par un destin implacable figuré par le thème de clarinette qui sera le fil rouge de toute cette œuvre autobiographique parlant pourtant à chacun de nous. Par son ampleur, son discours, ses vastes proportions et son orchestration somptueuse, elle a conquis depuis longtemps le cœur des mélomanes.

lundi 25 octobre 2021
à
19h30

Orchestre de la Suisse Romande

Oksana Lyniv direction
Paul Meyer clarinette

Samuel Barber
Adagio pour cordes
Aaron Copland
Concerto pour clarinette et orchestre
Antonín Dvořák
Symphonie n° 9 en mi mineur, dite «du Nouveau Monde», op. 95

Vingt ans déjà que le traumatisme du 11 septembre 2001 reste dans toutes les mémoires. Si cette sinistre trace s’est matérialisée à New York avec la création de l’émouvant Jardin du souvenir à l’emplacement des tours jumelles pour honorer la mémoire des 3000 morts des attentats, notre concert s’en souviendra en musique avec trois compositeurs emblématiques pour les États-Unis. Évitant les formes nouvelles prises par la musique occidentale, Samuel Barber a su trouver son chemin dans des harmonies et des formes traditionnelles. C’est sous le conseil d’Arturo Toscanini qu’il arrange un mouvement de son Quatuor en si mineur pour en faire l’Adagio pour cordes dont la célébrité méritée fera de l’ombre au reste de son œuvre. Fils d’immigrés d’origine lituanienne, Aaron Copland illustre parfaitement l’intégration à sa nouvelle patrie tout en représentant en même temps un trait d’union entre l’Europe et l’Amérique du Nord par ses études à Paris et à New York. Écrit pour Benny Goodman, son désormais célèbre Concerto pour clarinette mélange les styles à travers une grande habileté d’écriture. Avec sa Symphonie «du Nouveau Monde», Antonín Dvořák exprime à la fois le métissage et l’attrait sensationnel que ce pays neuf pouvait avoir dans les consciences européennes à la fin du XIXe siècle.

lundi 1 novembre 2021
à
20h00

Sonya Yoncheva
Cappella Mediterranea

Leonardo García Alarcón direction
Sonya Yoncheva soprano
Alessandro Stradella
«Queste lagrime e sospiri», air de Salomé de l’oratorio San Giovanni Battista
Claudio Monteverdi
«O rosetta, che rosetta», Scherzi musicali (1607) (version instrumentale)
Francesco Cavalli
«Luci mie, che miraste», air d’Adelanta de l’opéra Xerse
Antonio Caldara
Chaconne en si bémol majeur n° 12, de Suonate da camera a due violini, con il basso continuo, op. 2 (1699)
Orlando Gibbons
The silver swan (arrangement de Quito Gato)
Claudio Monteverdi
Voglio di vita uscir, madrigal pour voix et basse continue SV 337 (version instrumentale)
«S’apre la tomba», Voglio di vita uscir
Lucas Ruiz de Ribayaz
Jácara por primer tono (arrangement de Quito Gato)
José Marín
Ojos, pues me desdeñáis (arrangement de Quito Gato)
Henry Purcell
«Thy hand Belinda» – «When I am laid in earth», la lamentation de Dido de l’opéra Dido and Aeneas, Z. 626
«With drooping wings ye Cupids come», chœur de l’opéra Dido and Aeneas, Z. 626 (version instrumentale)
Anonyme
Zableiano mi agunce, pièce bulgare (arrangement de Quito Gato)
Francesco Cavalli
«Sinfonia della Notte», prologue de l’opéra L’Egisto (version instrumentale)
Claudio Monteverdi
«Adagiati, Poppea – Oblivion soave», air d’Arnalta de l’opéra L’incoronazione di Poppea, SV 308
Santiago de Murcia/Diego Fernández de Huete
Tarantela
John Dowland
Come again, sweet love doth now envite (arrangement de Quito Gato)
Simón Díaz
Pasaje del olvido (arrangement de Quito Gato)
Anonyme
No hay que decirle el primor (arrangement de Quito Gato)

Durée totale: env. 1h20, sans entracte
Modifications possibles

Rebirth (Renaissance) est un message d’espoir et en même temps l’exploration d’une idée, le silence, et représente le meilleur prélude au renouvellement créatif. Le programme inclut de la musique qui s’étend sur une période de plus de cinq siècles, de chansons populaires jusqu’à la pop, en passant par quelques-uns des plus beaux extraits d’opéras du 17e siècle.
Les critiques furent nombreuses et élogieuses après le concert de Sonya Yoncheva et la Cappella Mediterranea au Festival de Salzbourg en 2020. «De la musique qui émeut jusqu’aux larmes», écrit l’Austria Presse Agentur, tandis que le Frankfurter Allgemeine Zeitung, séduit par la chanson populaire bulgare Zableiano mi agunce, écrit: «une expérience émotionnelle inoubliable».
«Ce projet a une grande importance pour moi», nous dit la soprano. Je souhaite mettre en évidence la qualité intemporelle de cette musique, la sensation de liberté illimitée qu’elle nous offre, en construisant un pont entre le passé et le présent. Mettre en liaison le monde de Monteverdi avec ceux du folk bulgare, des Jácaras espagnols et du madrigal anglais. Nous voulons montrer à quel point le son de ces musiques est universel, même si à l’époque on ne pouvait pas communiquer comme on le peut aujourd’hui. Ce projet est un appel à une renaissance, à une unification pour un renouvellement dont notre monde et notre culture ont désespérément besoin, encore plus aujourd’hui.»

L’album Rebirth a été enregistré pour SONY Classical avec Leonardo García Alarcón et la Cappella Mediterranea. Il est publié en mars 2021.

  • Espace Ville de Genève, Grütli, Genève Tourisme, Cité Seniors, Centrale Billetterie T 0800 418 418 (Suisse), T +41 22 418 36 18 (Etranger); Service culturel Migros Genève tél. 058 568 29 00; Stand Info Balexert
  • SY11 Events
mercredi 3 novembre 2021
à
20h00

Nigel Kennedy et l’Orchestre de Chambre de Bâle

Nouvelle date

Nigel Kennedy violon

Ludwig van Beethoven
Concerto pour violon
Nigel Kennedy
Concerto pour violon (inspiré de Beethoven)

  • Les billets du 19.11.20 restent valables pour la nouvelle date. FNAC, Balexert, La Praille
  • Association Musika
samedi 13 novembre 2021
à
11h00

Orchestre de la Suisse Romande

Benoît Willmann direction
Bastien Blanchard récitant

Thierry Huillet
Le Petit Prince, musique pour orchestre d’après l’œuvre d’Antoine de Saint-Exupéry

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
jeudi 18 novembre 2021
à
19h30

Orchestre de la Suisse Romande

Jonathan Nott direction
Steven Isserlis violoncelle
Olivier Latry orgue

Igor Stravinski
Feu d’artifice, fantaisie pour grand orchestre, op. 4
Robert Schumann
Concerto pour violoncelle et orchestre en la mineur, op. 129
Maurice Ravel
Alborada del gracioso, pour orchestre
Pascal Dusapin
Waves, duo pour orgue et orchestre (première suisse)
(Commande de l’Elbphilharmonie Hamburg, de l’Orchestre Symphonique de Montréal, de La Monnaie/De Munt, de Radio France et de la Philharmonie de Paris, et de l’Orchestre de la Suisse Romande)

Trois coloristes entourent le romantique amoureux tourmenté que fut Robert Schumann. Son Concerto pour violoncelle est une sorte de grand poème lyrique donnant au violoncelle des volutes mélodiques voluptueuses et enivrantes. Nul n’a mieux compris le caractère intime et les possibilités expressives de cet instrument dialoguant ici avec l’orchestre dans un esprit chambriste. Quel contraste avec Feu d’artifice du tout jeune Stravinski encore illuminé par l’orchestre scintillant de son maître Rimski-Korsakov.

Telle une gravure à la pointe sèche de Callot, cet Alborada del gracioso («Aubade du bouffon») est le portrait-charge et savoureux d’un vieux beau courtisant une fière Señora. Il permet à Ravel de déployer son sens de l’orchestre et de l’ironie grinçante.

La première idée de Pascal Dusapin était d’écrire un opéra à partir du roman Les Vagues de Virginia Woolf avant de songer à un dialogue entre l’orgue et l’orchestre. Commande internationale, Waves, créé à Hambourg le 26 janvier 2020, est, selon le compositeur, une création de «mouvements de surface» et une véritable «technique des formes».

mercredi 24 novembre 2021
à
19h30

Orchestre de la Suisse Romande

Hannu Lintu direction
Leila Josefowicz violon

Jean Sibelius
Tapiola, poème symphonique, op. 112
Alban Berg
Concerto pour violon et orchestre, dit «À la mémoire d’un ange»
Carl Nielsen
Symphonie n° 4, dite «L'Inextinguible», op. 29

Ce programme fascinant représente les trois premières décennies du XXe siècle avec trois œuvres majeures composées à dix années d’intervalle.

1916, création de la Symphonie n° 4, dite «L'Inextinguible» (Det Uudslukkelige en danois), de Carl Nielsen. Son orchestration grandiose est sans équivalent dans la musique scandinave, mais son message dépasse les frontières. Pour Nielsen, seule la musique peut donner une expression abstraite de la force vitale. «La musique est vie et comme la vie inextinguible.»

1926, création de Tapiola, vaste poème symphonique de Jean Sibelius, bien souvent considéré comme son chef-d’œuvre. À travers le Kalevala, la grande épopée finlandaise que Sibelius a mise en musique durant toute sa vie, c’est une des œuvres les plus étranges et les plus puissantes de toute la musique occidentale que nous laisse cet immense compositeur.

1936, création du Concerto «À la mémoire d’un ange» d’Alban Berg. L’ange était une jeune fille de 18 ans décédée pendant la composition de cette œuvre qui prit dès lors les allures d’un requiem dodécaphonique sur lequel vient se greffer un choral de Bach. Mort d’une septicémie à la suite d’une piqûre de guêpe, Berg n’entendra jamais son œuvre qui reste une de ses plus hautes inspirations.

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
vendredi 26 novembre 2021
à
20h30

Ensemble Vocal Orphée
Orchestre Symphonique Orphée

Nouvelle date

Matthieu Schweyer direction
Alida Barbasini soprano
Mi-Young Kim mezzo-soprano
Nauzet Valerón Brito ténor
Seong-Ho Han basse

Giuseppe Verdi
Requiem

  • Les billets restent valables pour la nouvelle date. Espace Ville de Genève, Grütli, Genève Tourisme, Cité Seniors, Centrale Billetterie T 0800 418 418 (Suisse), T +41 22 418 36 18 (Etranger)
  • Ensemble Vocal Orphée
jeudi 2 décembre 2021
à
19h30

Orchestre de Chambre de Lausanne

Renaud Capuçon direction et violon
François Sochard violon

Arvo Pärt
Tabula rasa, pour deux violons, cordes et piano préparé
Johann Sebastian Bach
Concerto pour violon, cordes et basse continue

  • n° 1 en la mineur, BWV 1041
  • n° 2 en mi majeur, BWV 1042

Felix Mendelssohn
Symphonie n° 4 en la majeur, dite «Italienne», op. 90

L’Orchestre de Chambre de Lausanne nous revient comme chaque année, cette fois avec son nouveau chef, le violoniste français Renaud Capuçon qui entame sa première saison à sa tête. Composée en 1977 pour le violoniste Gidon Kremer qui la fit connaître dans le monde entier, Tabula rasa est la première œuvre non dodécaphonique du compositeur estonien Arvo Pärt. Elle s’inspire des formes anciennes du concerto grosso de la période baroque, tels les deux concertos pour violon de Bach qui en sont en quelque sorte le modèle qui débouchera sur le miroir déformant de la musique de Pärt. Si la musique de Bach est toute de lumière, de rythme et de contrepoint savant, celle d’Arvo Pärt travaille sur une introspection statique et minimaliste d’une austère intériorité, avec l’utilisation du piano préparé. C’est à nouveau la lumière qui conclura le programme, celle aveuglante et chaleureuse d’une Italie rêvée par le jeune Mendelssohn, musicien voyageur, amoureux de la vie et des pays qu’il traverse.

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
lundi 6 décembre 2021
à
20h00

Arcadi Volodos

Arcadi Volodos piano
Muzio Clementi
Sonate n° 5 en fa dièse mineur, op. 25
Johannes Brahms
Sept Fantaisies, op. 116

  • Capriccio. Presto energico (ré mineur)
  • Intermezzo. Andante (la mineur)
  • Capriccio. Allegro passionato (sol mineur)
  • Intermezzo. Adagio (mi majeur)
  • Intermezzo. Andante con grazia ed intimissimo sentimento (mi mineur)
  • Intermezzo. Andantino teneramente (mi majeur)
  • Capriccio. Allegro agitato (ré mineur)

Franz Schubert
Sonate en ré majeur, D. 850

  • Espace Ville de Genève, Grütli, Genève Tourisme, Cité Seniors, Centrale Billetterie T 0800 418 418 (Suisse), T +41 22 418 36 18 (Etranger)Fnac, La Praille, Balexert, Manor, Globus
  • Association Musika
mercredi 8 décembre 2021
à
19h30

Orchestre de la Suisse Romande

Philippe Béran direction

Charlie Chaplin
Les Lumières de la ville

Adieu émouvant de Charlie Chaplin au monde du cinéma muet, le film Les Lumières de la ville est une fable en même temps qu’une extraordinaire critique sociale tournée en pleine crise économique en 1930. Charlot est un pauvre qui aide les pauvres dans un monde injuste et hypocrite, le tout assaisonné d’un esprit burlesque savamment dosé. Pour ce chef-d’œuvre sans âge, Charlie Chaplin a composé toute la musique et imaginé une bande-son avec des bruitages divers. Comme dans les opéras de Wagner, Chaplin imagine des leitmotivs accompagnant chaque personnage, celui du vagabond présentant un mélange de mélancolie et d’espoir. Seul le thème de la flower girl (la jeune fleuriste aveugle) est emprunté à La Violetera, une chanson composée par José Padilla Sánchez en 1915. Ce dernier déposera plainte contre le réalisateur qui fut condamné à payer une forte indemnité au compositeur. Par sa réalisation, le jeu des acteurs et le message qu’il contient, Les Lumières de la ville (City Lights) reste un des plus beaux films de l’histoire du cinéma mondial.

Les Lumières de la ville © Roy Export S.A.S.
Musique des Lumières de la ville © Roy Export Company Ltd. et Bourne Co.
La Violetera © José Padilla

jeudi 16 décembre 2021
à
19h30

Orchestre de la Suisse Romande

Daniel Harding direction
Martha Argerich et Maria João Pires piano

Wolfgang Amadeus Mozart
Concerto pour deux pianos et orchestre n° 10 en mi bémol majeur, KV 365
Gustav Mahler
Symphonie n° 1 en ré majeur, dite «Titan»

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
samedi 18 décembre 2021
à
11h00

Orchestre de la Suisse Romande
Orchestre du Collège de Genève

Philippe Béran direction

Piotr Ilitch Tchaïkovski
Casse-Noisette, extraits du ballet op. 71

C’est le dernier ballet de Tchaïkovski et son ultime composition avec la Symphonie «Pathétique», des œuvres intégralement enregistrées par notre orchestre dirigé par Ernest Ansermet qui fut le directeur musical des Ballets russes. Les enregistrements de l’OSR ont longtemps été utilisés pour le travail des danseurs, tant le style et les tempi sont appropriés aux mouvements de la danse. Symbole de la magie de la nuit de Noël, Casse-Noisette est le cadre de l’histoire merveilleuse de Clara recevant un casse-noisette qui se transformera en prince charmant durant la nuit. Tchaïkovski a glissé dans cet étincelant ballet tout son amour pour la danse, pour la France et pour le vert paradis d’une enfance idéalisée découvrant peu à peu le monde des adultes. L’émotion est intense dans cette musique d’une grande richesse mélodique et d’un soin d’écriture qu’on n’avait jamais entendu pour un ballet. Par son exceptionnelle qualité musicale, cette partition va ouvrir la voie aux grands ballets du XXe siècle de Stravinski, Ravel ou Prokofiev.

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
lundi 10 janvier 2022
à
19h30

Orchestre de la Suisse Romande

Daniel Harding direction
Juan Diego Flórez ténor

Ouvertures et airs d’opéra

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
mercredi 12 janvier 2022
à
19h30

Orchestre national de Lyon

Nikolaj Szeps-Znaider direction
Rudolf Buchbinder piano

César Franck
Le Chasseur maudit, poème symphonique
Ludwig van Beethoven
Concerto pour piano et orchestre n° 2 en si bémol majeur, op. 19
Edward Elgar
Variations sur un thème original «Enigma», op. 36

Dans une éternelle quête du bien et du mal, Le Chasseur maudit trouve sur son chemin un chevalier blanc pour le retenir et un chevalier noir pour le pousser au mal. En cédant à ce dernier, le chasseur est dévoré par sa propre meute. Cette étrange histoire romantique allemande a inspiré à César Franck un poème symphonique d’une expression sombre et fantastique.

Compositeur maudit de ce côté du Channel, Edward Edgar vient à Genève avec l’Orchestre national de Lyon comme ambassadeur, un paradoxe bienvenu que l’on doit à Nikolaj Szeps-Znaider, son actuel directeur musical, qui fait souffler un vent nouveau sur la vie musicale lyonnaise.

Les somptueuses Variations Enigma, un thème suivi par quatorze variations dédiées aux meilleurs amis d’Elgar selon un procédé codé, font référence à un «thème caché» présent en filigrane tout au long de l’œuvre mais jamais joué. Un véritable tour de force pas si étonnant de la part d’un compositeur venant du pays de Sherlock Holmes et d’Agatha Christie. Spécialiste de Beethoven, le grand pianiste austro-allemand Rudolf Buchbinder a joué plus de soixante fois dans sa vie l’intégrale des trente-deux sonates et des concertos. Son approche accorde une grande importance à l’étude des sources.

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
mercredi 26 janvier 2022
à
19h30

Orchestre de la Suisse Romande

Jonathan Nott direction
Frank Peter Zimmermann violon (artiste en résidence)

Robert Schumann
Concerto pour violon et orchestre en ré mineur
Johannes Brahms
Symphonie n° 2 en ré majeur, op. 73

Cap sur l’Allemagne romantique pour ce concert célébrant l’amitié reliant Brahms au couple Schumann.

C’est d’ailleurs Brahms qui a sauvé le manuscrit du Concerto pour violon en ré mineur que Clara Schumann voulait détruire. Achevé au lendemain de la première visite du jeune Brahms aux Schumann par un compositeur dont les facultés mentales commençaient déjà à décliner, ce concerto sera rejeté par son dédicataire Joseph Joachim, puis oublié jusqu’à sa résurrection en 1937 par le régime nazi avant que Yehudi Menuhin ne l’impose magistralement à New York en 1938. Ce concerto peu aimé s’est petit à petit hissé au répertoire aux côtés de ceux de Beethoven, Mendelssohn et Brahms.

La Symphonie n° 2 de ce dernier est une œuvre heureuse et sereine. Le rideau se lève peu à peu des brumes de l’Allemagne du Nord pour se terminer dans une lumière quasi méditerranéenne dans un ré majeur aussi tonitruant que joyeux.

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
jeudi 3 février 2022
à
19h30

Orchestre de la Suisse Romande

Jonathan Nott direction
Simon Sommerhalder hautbois
Michel Westphal clarinette
Afonso Venturieri basson
Jean-Pierre Berry cor

Maurice Ravel
Menuet antique, pour orchestre
Wolfgang Amadeus Mozart
Symphonie concertante pour vents et orchestre en mi bémol majeur, KV 297b
César Franck
Symphonie en ré mineur, pour grand orchestre

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
mercredi 9 février 2022
à
19h30

Orchestre de la Suisse Romande

Matthias Pintscher direction

Paul Dukas
Fanfare pour précéder «La Péri», pour cuivres seuls
La Péri, poème dansé pour orchestre
Matthias Pintscher
Neharot, pour orchestre (première suisse)
(Commande de Suntory Foundation for the Arts, Los Angeles Philharmonic, Staatsoper Dresden, Orchestre de la Suisse Romande et Orchestre Philharmonique de Radio France)
Sergueï Rachmaninov
Danses symphoniques, op. 45

Le jugement impitoyable de Paul Dukas envers ses propres œuvres est bien connu. À l’entendre il aurait fallu détruire toutes ses partitions. Pourtant, il laisse des chefs-d’œuvre comme son opéra Ariane et Barbe-Bleue, son poème symphonique L’Apprenti sorcier ou son ballet oriental La Péri. Créé à Paris en 1912, il a pour sujet un conte persan décrivant les péris, des êtres magiques plutôt maléfiques qui devinrent des enchanteresses se nourrissant du parfum des fleurs au contact de l’Islam. Ce somptueux ballet à la sensualité troublante est précédé d’une vigoureuse et étincelante fanfare de cuivres formant une sorte d’ouverture solennelle.

Violoniste de formation, chef d’orchestre successeur de Pierre Boulez à la tête de l’Ensemble InterContemporain, Matthias Pintscher est également un compositeur de premier plan et professeur à la Juilliard School de New York. Commande conjointe de l’OSR, Neharot est présenté en première audition suisse.

Surpris au cours d’une tournée aux États-Unis par le déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale qui l’empêche de rentrer en Europe, Rachmaninov compose alors sa dernière œuvre, les puissantes Danses symphoniques, métaphore des trois âges de l’homme. Affaibli, malade, ce grand fumeur de cigarettes meurt le 28 mars 1943 d’un cancer du poumon dans la maison qu’il avait achetée récemment à Beverly Hills.

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
jeudi 10 février 2022
à
20h00

Patricia Kaas

Trois ans après sa dernière tournée mondiale, Patricia Kaas annonce une nouvelle série de concerts d’une intensité exceptionnelle, comme elle seule sait en offrir à son public.

Elle est l’une des icônes de la chanson française et l’une des rares artistes francophones à se produire dans le monde entier. Révélée à la fin des années 80 avec son Mademoiselle chante le blues, Patricia Kaas a enchaîné les succès et travaillé avec de grands artistes comme Jean-Jacques Goldman, Francis Cabrel ou Pascal Obispo. De ces collaborations naîtront notamment Il me dit que je suis belle, Une fille de l’Est ou encore D’Allemagne.

Pour sa nouvelle tournée en 2022, Patricia Kaas a décidé de privilégier la proximité en se produisant dans des salles intimistes, à l’ambiance chaleureuse.

Soyez les premiers à venir écouter cette immense artiste dont la voix a marqué à jamais l’histoire de la chanson française.

  • Ticketcorner, T 0900 800 800 (CHF 1.19/min, réseau fixe), La Poste, Manor, CFF, à Genève: Globus, Centre Balexert, La Praille
  • Opus One
mercredi 16 février 2022
à
19h30

Orchestre de la Suisse Romande

Jonathan Nott direction
Emmanuel Pahud flûte

Jacques Ibert
Concerto pour flûte et orchestre
Gustav Mahler
Symphonie n° 5 en ut dièse mineur

Bien oubliée aujourd’hui, la musique de Jacques Ibert a pourtant plus d’un attrait. Expressif et d’une virtuosité éblouissante, son Concerto pour flûte composé en 1933 est devenu une pièce maîtresse pour les solistes du monde entier. Des trois mouvements qui le composent, le troisième, Allegro scherzando, fut choisi comme morceau de concours du Conservatoire de Paris l’année même de sa création. La Cinquième Symphonie de Gustav Mahler est un roman. Elle commence par une marche funèbre car la mort frôle Mahler à cette époque où il manque de succomber à une hémorragie intestinale. Puis le ton change peu à peu. Au cœur de cette œuvre particulièrement cuivrée s’installe un sublime Adagietto pour les cordes seules et une harpe, véritable poème d’amour dédié à sa jeune épouse Alma. En 1970, le cinéma rendra un fier service à cette page qui revient tel un leitmotiv tout au long de Mort à Venise, le très beau film de Luchino Visconti avec Dirk Bogarde dans le rôle principal revêtant l’apparence physique du compositeur. Si certains mélomanes ont pu être scandalisés par cette transposition, il ne fait aucun doute que ce film est un chef-d’œuvre et que la mort qui rôde dans cette Venise décrépite est très proche de l’esprit mahlérien malgré tout.

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
jeudi 17 février 2022
à
19h00

Orchestre de la Suisse Romande

Jonathan Nott direction
Emmanuel Pahud flûte

Luciano Berio
Sequenza I pour flûte
Wolfgang Amadeus Mozart
Concerto pour flûte et orchestre n° 1 en sol majeur, KV 313

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
jeudi 24 février 2022
à
20h00

Ivo Pogorelich

Ivo Pogorelich piano

Frédéric Chopin
Mazurkas n° 1 à 3, op. 59
Sonate n° 3 en si mineur, op. 58
Fantaisie en fa mineur, op. 49
Berceuse en ré bémol majeur, op. 57
Polonaise-Fantaisie en la bémol majeur, op. 61

Programme sous réserve de modification.

L’esprit chercheur d’Ivo Pogorelich, apprécié pour sa capacité de découvrir de nouvelles possibilités expressives de la musique, est paré d’un style aux valeurs esthétiques les plus élevées, à une virtuosité unique ainsi qu’à une maîtrise technique totale.
Ses interprétations suggestives formées par un goût musical raffiné, peu fréquentes de notre temps, ont élargi les horizons de l’interprétation et de la compréhension du répertoire pour piano en établissant de nouveaux standards de l’art pianistique.
Ses concerts ont acquis le statut d’événements cultes qu’on attend avec grand intérêt.

  • Espace Ville de Genève, Grütli, Genève Tourisme, Cité Seniors, Centrale Billetterie T 0800 418 418 (Suisse), T +41 22 418 36 18 (Etranger)Fnac, La Praille, Balexert, Manor, Globus
  • Victoria Hall
vendredi 25 février 2022
à
20h30

Avishai Cohen «50 50 50»

Nouvelle date

Avishai Cohen contrebasse
Shai Maestro piano
Mark Guiliana percussions

50 ans, 50 concerts, 50 pays, 50 villes, c’est l’anniversaire que s’est rêvé le contrebassiste Avishai Cohen pour 2020! Et il fallait naturellement que le Victoria Hall fasse partie de cette glorieuse série de dates. Avishai est un véritable monstre de musique! Pianiste de formation, bassiste de cœur, l’homme de Jérusalem a une envergure et un charisme littéralement exceptionnels. On ne compte plus le nombre de jeunes pousses qu’il a contribué à faire éclore depuis deux décennies, tout comme lui-même doit assurément à Chick Corea ses premiers pas musicaux au soleil de la reconnaissance, alors qu’il écumait les petits clubs de New York en expatrié gourmand d’aventures artistiques. Musicien souple et puissant, Avishai Cohen joue en constante interaction virtuose avec le pianiste, et la longue complicité qui l’unit à Shai Maestro fait de son compatriote le partenaire obligé de ce concert-anniversaire; ce d’autant qu’avec le concours inventif de Mark Guiliana, une des références actuelles de la batterie de jazz, la fête sera complète!

  • Les billets restent valables pour la nouvelle date et ne peuvent pas être retournés. Ticketcorner, T 0900 800 800 (CHF 1.19/min, réseau fixe), La Poste, Manor, CFF, à Genève: Globus, Centre Balexert, La Praille, Fnac
  • Prestige Artists
mercredi 9 mars 2022
à
19h30

Orchestre de la Suisse Romande

Aziz Shokhakimov direction
Behzod Abduraimov piano

Suleiman Yudakov
Procession des fêtes de Khorezm (première suisse)
Sergueï Rachmaninov
Concerto pour piano et orchestre n° 2 en ut mineur, op. 18
Sergueï Prokofiev
Symphonie n° 7 en ut dièse mineur, op. 131

Né à Kokand, une des plus anciennes villes d’Ouzbékistan, le compositeur soviétique Suleiman Yudakov fut l’élève de Reinhold Glière, au Conservatoire de Moscou, qui fut aussi le professeur de Prokofiev. On lui doit le premier opéra comique ouzbek, des ballets, des cantates patriotiques et de la musique symphonique. Fortement teintée d’orientalisme, la Procession des fêtes de Khorezm évoque les musiques de fête en Asie centrale dans des temps très reculés.

Le Concerto n° 2 de Rachmaninov «ouvre toutes grandes les vannes de l’emphase» avait écrit un critique genevois coincé. Et pourtant, il regorge de ce romantisme russe si particulier, avec ses thèmes généreux et sa virtuosité électrisante. Les premières mesures du début, exposées au piano seul, évoquent le son grave des cloches qui figureront dans presque toutes les œuvres du compositeur. Puis l’orchestre entre, torrentiel, telle une coulée qui emporte tout en submergeant l’auditeur par son ensorcelant pouvoir harmonique et virtuose.

Dernière œuvre achevée par Sergueï Prokofiev, la Symphonie n° 7 n’a rien d’un geste testamentaire, elle est bien au contraire fraîche et allègre, d’un lyrisme mélodieux et facile. Écrite dans le but de pouvoir être jouée par des orchestres de jeunes, c’est une véritable ode à la jeunesse de tous les pays et de tous les temps.

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
samedi 12 mars 2022
à
11h00

Orchestre de la Suisse Romande

Aziz Shokhakimov direction
Casilda Regueiro conteuse

Suleiman Yudakov
Procession des fêtes de Khorezm (première suisse)
Sergueï Prokofiev
Symphonie n° 7 en ut dièse mineur, op.131 (extraits)

La Procession des fêtes de Khorezm ouvrira ce concert festif qui plongera les auditeurs dans l’univers des contes russes, avec deux histoires de la sorcière Baba Yaga racontées par Casilda Regueiro sur la musique de la Septième Symphonie de Prokofiev.

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
mercredi 16 mars 2022
à
19h30

Orchestre de la Suisse Romande

Jonathan Nott direction
Christiane Karg soprano

Igor Stravinski
Le Sacre du printemps, tableaux de la Russie païenne en deux parties
Maurice Ravel
Shéhérazade, trois poèmes pour chant et orchestre sur des vers de Tristan Klingsor
Edgar Varèse
Arcana, pour grand orchestre

Notre concert pourrait recevoir le titre parodique de «Sacre du tympan» tant les œuvres de Stravinski et Varèse font assaut de décibels. Véritable manifeste de la modernité, Le Sacre du printemps est un coup de tonnerre dans le ciel encore clair de 1913. En reprenant le grand orchestre mahlérien, Stravinski casse la baraque avec un génie insolent.

La magie du cycle Shéhérazade de Maurice Ravel viendra à propos calmer les esprits en apportant sa touche d’exotisme. L’immense déflagration du Sacre du printemps a touché de nombreux compositeurs en faisant des émules.

Créateur solitaire et incompris, Edgar Varèse dépasse encore le gigantisme orchestral du Sacre avec Amériques pour 142 musiciens, suivi par Arcana qui en exige 120. L’œuvre porte en exergue une citation de Paracelse: «Une étoile existe plus haut que tout le reste: l’imagination, qui donne naissance à une nouvelle étoile et à un nouveau ciel.» Avec ses éclats sonores à la limite de la saturation, c’est la plus solaire et la plus tonique des œuvres de Varèse, la seule dans laquelle s’entendent des réminiscences, comme si son auteur voulait sortir de l’anonymat et du mépris pour se mesurer aux créateurs de son temps.

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
jeudi 17 mars 2022
à
19h30

Orchestre de la Suisse Romande

Jonathan Nott direction
Christiane Karg soprano

Igor Stravinski
Le Sacre du printemps, tableaux de la Russie païenne en deux parties
Maurice Ravel
Shéhérazade, trois poèmes pour chant et orchestre sur des vers de Tristan Klingsor
Edgar Varèse
Arcana, pour grand orchestre

Notre concert pourrait recevoir le titre parodique de «Sacre du tympan» tant les œuvres de Stravinski et Varèse font assaut de décibels. Véritable manifeste de la modernité, Le Sacre du printemps est un coup de tonnerre dans le ciel encore clair de 1913. En reprenant le grand orchestre mahlérien, Stravinski casse la baraque avec un génie insolent.

La magie du cycle Shéhérazade de Maurice Ravel viendra à propos calmer les esprits en apportant sa touche d’exotisme. L’immense déflagration du Sacre du printemps a touché de nombreux compositeurs en faisant des émules.

Créateur solitaire et incompris, Edgar Varèse dépasse encore le gigantisme orchestral du Sacre avec Amériques pour 142 musiciens, suivi par Arcana qui en exige 120. L’œuvre porte en exergue une citation de Paracelse: «Une étoile existe plus haut que tout le reste: l’imagination, qui donne naissance à une nouvelle étoile et à un nouveau ciel.» Avec ses éclats sonores à la limite de la saturation, c’est la plus solaire et la plus tonique des œuvres de Varèse, la seule dans laquelle s’entendent des réminiscences, comme si son auteur voulait sortir de l’anonymat et du mépris pour se mesurer aux créateurs de son temps.

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
mercredi 6 avril 2022
à
18h30

Orchestre de la Suisse Romande
Ensemble Contrechamps
Orchestre de la Haute école de musique de Genève

Peter Eötvös direction

Peter Eötvös
Fermata (première suisse)
(Commande de l’Ensemble Contrechamps, de l’UMZE Ensemble et de l’Ensemble Intercontemporain)
Nina Šenk
Change (première suisse)
(Commande du Slovenian Philharmonic Orchestra et de l’Orchestre de la Suisse Romande)
Peter Eötvös
Cziffra Psodia (première suisse)
(Commande du MÜPA Budapest, du Cziffra Festival, de l’Orchestre Philharmonique de Radio France et de l’Orchestre de la Suisse Romande)
Witold Lutosławski
Concerto pour orchestre

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
mercredi 13 avril 2022
à
19h30

Orchestre de la Suisse Romande

Jonathan Nott direction
Renaud Capuçon violon

Edward Elgar
Concerto pour violon et orchestre en si mineur, op. 61
Igor Stravinski
Le Sacre du printemps, tableaux de la Russie païenne en deux parties

Beaucoup moins connu que son homologue pour violoncelle, le Concerto pour violon en si mineur d’Edward Elgar fut créé avec un succès triomphal par le violoniste viennois Fritz Kreisler sous la direction du compositeur en 1910. Ce dernier en réalisera plus tard un enregistrement devenu célèbre avec le jeune Yehudi Menuhin âgé de 16 ans. D’un romantisme à la Schumann, frisant l’heure d’exécution, il est un des plus longs de tout le répertoire. De l’aveu même du compositeur qui avoue y avoir mis toute son âme, il est délibérément autobiographique et décrit à la fois l’amour pour sa femme et de languissants regrets. Notre soliste de ce soir, Renaud Capuçon, l’a enregistré récemment à Londres sous la direction de Sir Simon Rattle.

Véritable manifeste de la modernité, Le Sacre du printemps est un coup de tonnerre dans le ciel encore clair de 1913. En reprenant le grand orchestre mahlérien, Stravinski casse la baraque avec un génie insolent.

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
mardi 26 avril 2022
à
20h30

Jan Garbarek Group, feat. Trilok Gurtu

Nouvelle date

Jan Garbarek saxophone
Rainer Brüninghaus piano et Keyboards
Yuri Daniel contrebasse
Trilok Gurtu percussion

Jan Garbarek a tout simplement créé un courant ou un style musical pratiquement à lui seul. Il a également façonné l’esthétique d’une des marques de disques emblématiques de la musique d’aujourd’hui, ECM, en compagnie de son producteur Manfred Eicher. Une sonorité serrée, directe et très généreusement réverbérée fait de lui un musicien immédiatement reconnaissable, qui a su marier et traduire en jazz l’influence première de Coltrane, des envies d’espace et de tradition de sa Norvège d’origine et une musique indienne qu’il a toujours courtisée spirituellement parlant, notamment en compagnie de L. Shankar, Zakir Hussain ou du chanteur pakistanais Ustad Fateh Ali Khan. C’est d’ailleurs l’incomparable percussionniste Trilok Gurtu, maître incontesté du tabla, qui joue aujourd’hui le rôle de gardien du temple rythmique et de premier coloriste de la formation de Jan Garbarek.

  • Ticketcorner, T 0900 800 800 (CHF 1.19/min, réseau fixe), La Poste, Manor, CFF, à Genève: Globus, Centre Balexert, La Praille, Fnac
  • Prestige Artists
jeudi 28 avril 2022
à
19h30

Orchestre de Chambre de Lausanne

Petr Popelka direction
Truls Mørk violoncelle

Ludwig van Beethoven
Coriolan, ouverture en ut mineur, op. 62
Josef Suk
Sérénade en mi bémol majeur, op. 6
Antonín Dvořák
Concerto pour violoncelle et orchestre en si mineur, op. 104

Prométhée, Léonore, Egmont, Coriolan, autant de figures d’idéalistes et de symboles de la liberté sur l’oppression admirés par Beethoven qui s’identifiait à eux. Son intérêt pour Shakespeare lui a aussi dicté certains choix comme le personnage de Coriolan, inspirateur d’une ouverture symphonique grandiose, dotée d’une puissante force dramatique. La tradition de jouer une ouverture en début de concert s’est perdue pour des raisons de mode ou d’horaires. Saluons l’opportunité qui nous est offerte ici par l’OCL.

Composée vingt ans après celle de son professeur et futur beau-père Antonín Dvořák, la Sérénade pour cordes de Josef Suk en est, en quelque sorte, le pendant. Suk l’écrivit d’ailleurs sur le conseil de Dvořák, suggérant au jeune compositeur d’écrire une musique d’une plume plus légère que sa gravité coutumière.

Souvent submergé par la puissante orchestration de Dvořák, son Concerto pour violoncelle en si mineur trouvera ce soir des couleurs allégées avec cet effectif pour orchestre de chambre. Une occasion sans doute de l’écouter autrement sous l’archet d’un des meilleurs violoncellistes actuels.

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
mercredi 4 mai 2022
à
19h30

Orchestre de Chambre de Lausanne

Bertrand de Billy direction
Marina Viotti mezzo-soprano

Henri Dutilleux
Symphonie n° 2 pour deux orchestres, dite «Le Double»
Ernest Chausson
Poème de l’amour et de la mer, pour voix et orchestre, op. 19
Maurice Ravel
La Valse, poème chorégraphique pour orchestre

Splendide programme de musique française débutant avec la Symphonie «Le Double» d’Henri Dutilleux que Charles Munch vint diriger à la tête de l’OSR en 1962, peu de temps après sa création par le même chef à Boston. Son sous-titre provient de sa disposition comportant, à la manière de l’antique concerto grosso, une petite formation, intime, secrète, dialoguant avec une grande. Polyrythmie, polytonalité, répartition sonore dans l’espace assaisonnée de percussions diverses, cette cuisine compositionnelle produit du rêve, de la magie, de l’envoûtement et de la pure poésie. Bourgeois cultivé, mort prématurément d’un stupide accident de bicyclette, Ernest Chausson laisse des œuvres très personnelles inscrites dans l’esprit «fin de siècle» qui vit naître l’impressionnisme. Poème de l’amour et de la mer (sans article défini) est une de ses créations les plus marquantes dans laquelle le symbolisme atteint une parfaite adéquation entre le texte et la musique. Quant à La Valse de Maurice Ravel, enregistrée à de multiples reprises par l’OSR, c’est un hommage à la valse viennoise que Ravel aimait tant, mais c’est surtout l’expression de la fin d’un monde, celui du 19e siècle à jamais englouti dans l’horreur de la Grande Guerre de 14-18.

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
samedi 7 mai 2022
à
11h00

Orchestre de la Suisse Romande

Elisa Shua Dusapin texte
Christophe Sturzenegger musique
Joan Mompart mise en scène

Le Colibri (première mondiale)

Commande et coproduction Am Stram Gram (textes) et Orchestre de la Suisse Romande (musique)

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de
forêt. Tous les animaux terrifiés observaient, impuissants,
le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher
quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu.
Après un moment, le tatou, agacé par cette
agitation dérisoire, lui dit: «Colibri! Tu n’es pas fou?
Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre
le feu!» Et le colibri lui répondit: «Je le sais, mais je fais
ma part.»

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
mercredi 18 mai 2022
à
19h30

Orchestre de la Suisse Romande

Emmanuel Krivine direction
Leonidas Kavakos violon

Piotr Ilitch Tchaïkovski
Concerto pour violon en ré majeur, op. 35
Richard Strauss
Ein Heldenleben, poème symphonique, op. 40

Ces deux compositeurs parlent souvent d’eux-mêmes dans leurs œuvres. Si Tchaïkovski décrivait son mal de vivre en confiant à la musique ses pensées les plus secrètes, Richard Strauss, lui, aimait étaler la satisfaction de la sienne, n’hésitant pas à se dépeindre en héros, en sportif ou dans son univers domestique qu’il mettait en musique. C’est au bord du lac Léman, à Clarens, que le compositeur russe vint se réfugier pour fuir le mariage de façade qui l’avait traumatisé. Il compose alors le Concerto pour violon en ré majeur lequel, comme beaucoup de chefs-d’œuvre, fut incompris avant de s’imposer dans le monde entier.

Ein Heldenleben (littéralement Une vie de héros) est une allégorie de l’existence humaine vue à travers le prisme nietzschéen de l’autodétermination face à un monde hostile. Cette description du héros est ici synonyme d’artiste et sonne comme une sorte d’autoportrait n’excluant ni l’humour ni l’autodérision. Libre à chacun d’y voir les traces d’une certaine mégalomanie, à moins qu’il ne s’agisse que de l’aveu d’impuissance de Richard Strauss déclarant justement à son ami français Romain Rolland qu’il n’était ni un héros ni un homme doué pour la bataille. Allez savoir…

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
mercredi 1 juin 2022
à
19h30

Orchestre de la Suisse Romande

Marek Janowski direction

Anton Bruckner
Symphonie n° 5 en si bémol majeur

C’est le grand retour de Marek Janowski, ancien directeur musical et artistique de l’OSR (2005-2012) qu’il emmena dans la splendide aventure de l’enregistrement intégral des neuf symphonies d’Anton Bruckner, une rareté pour un orchestre latin.

La Symphonie n° 5 est une des plus vastes qui soient sorties de la plume du génial compositeur autrichien. Avec un matériau de base tout simple, à peine un motif, que Bruckner triture dans tous les sens, et sa gigantesque double fugue finale qui semble faire la synthèse et mettre un point final à toutes les fugues du monde, cette symphonie dépasse la faible humanité pour rejoindre le cosmos. Bruckner éprouvait une légitime fierté pour cet ouvrage tout en architecture et en lumière, «C’est ce que j’ai fait de mieux en matière de contrepoint», disait-il.

Après avoir dépassé sa dévotion au dieu Wagner, il est parti vers de nouveaux horizons, dans les sphères métaphysiques, sur la longue route de sa recherche d’absolu qu’il n’atteindra jamais en laissant son ultime symphonie inachevée.

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall
jeudi 9 juin 2022
à
19h30

Orchestre de la Suisse Romande

Jonathan Nott direction
Frank Peter Zimmermann violon (artiste en résidence)

Jean Sibelius
Symphonie n° 5 en mi bémol majeur, op. 82
Johannes Brahms
Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, op. 77

Bruckner, Mahler, Sibelius, c’est la saison des grands symphonistes qui mettent un point final à cette forme musicale commencée avec Haydn en posant le pied dans le début du 19e siècle.

Après l’austérité sans concession de sa symphonie précédente, la Symphonie n° 5 de Jean Sibelius renoue avec un certain classicisme et un langage plus avenant sans rien perdre de son originalité. Sa brillante orchestration dominée par l’éclat des cuivres et son caractère héroïque la rendent aisément compréhensible pour le grand public comme pour les initiés. Raisons sans doute de son immense et durable succès. C’est une des meilleures portes d’entrée à l’univers magique du compositeur finlandais.

Frank Peter Zimmermann, notre artiste en résidence, viendra mettre un brillant point final à son année avec l’OSR par l’interprétation du Concerto en ré majeur de Johannes Brahms, à la fois archétype et pilier du répertoire romantique. La création avec Brahms au pupitre et Joseph Joachim au violon reçut un accueil délirant à deux doigts d’être compromis à cause d’un large pan de chemise dépassant du pantalon du compositeur qui avait oublié de mettre ses bretelles. Petite histoire de celles qui remettent les grands hommes dans leur humanité première.

  • Orchestre de la Suisse Romande | rue des Maraîchers 36 | 1205 Genève
  • Victoria Hall